Motos et embouteillages: Quand le droit de passer entre les files divise.

Depuis août 2021, une expérimentation est en cours dans 21 départements français, suscitant un débat parmi les automobilistes et les motards. Ce mode de circulation inter-files, appelé « la circulation entre les files », permet aux motos et aux scooters de se frayer un chemin entre les véhicules en cas de trafic dense. Cependant, cette initiative ne fait pas l’unanimité, et les opinions divergent sur son impact sur la sécurité routière et la fluidité du trafic.

Qui participe ?

Les départements participants à cette expérimentation sont les suivants : 

  • Les Alpes-Maritimes
  • Les Bouches-du-Rhône
  • La Drôme, l’Essonne
  • La Gironde
  • La Haute-Garonne
  • Les Hauts-de-Seine
  • L’Hérault, l’Isère
  • La Loire-Atlantique
  • Le Nord
  • Paris
  • Les Pyrénées-Orientales
  • Le Rhône (y compris la métropole lyonnaise)
  • La Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis
  • Le Val-d’Oise
  • Le Val-de-Marne
  • Le Var
  • Le Vaucluse
  • Les Yvelines.

Conditions strictes pour la circulation entre les files

Les conditions pour que les motards puissent circuler entre les files sont strictement définies. Cette pratique n’est autorisée que lorsque la circulation est dense et qu’elle se forme en files ininterrompues sur toutes les voies, ou lorsque l’espace entre les véhicules est suffisant pour permettre le passage en toute sécurité. Seuls les deux-roues ou trois-roues motorisés de moins d’un mètre de large sont autorisés à entreprendre cette manœuvre lorsque les autres véhicules roulent à vitesse réduite ou sont à l’arrêt.

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Respect des limites de vitesse

Un point important de cette expérimentation concerne les limites de vitesse à respecter. Les motards qui souhaitent s’insérer entre deux files de voitures ne doivent pas dépasser une vitesse maximale de 50 km/h, avec un différentiel de 30 km/h par rapport aux autres véhicules. En d’autres termes, il est permis de dépasser une voiture si la moto roule à 30 km/h alors que les voitures sont à l’arrêt, à 40 km/h si les automobilistes roulent à 10 km/h, et à 50 km/h lorsque la vitesse des véhicules se situe entre 20 km/h et 50 km/h. Il est toutefois obligatoire de se réintégrer dans la file dès que le trafic redevient fluide et que les autres véhicules roulent à plus de 50 km/h.

Sécurité routière 

La sécurité routière est au cœur des préoccupations concernant cette expérimentation. Certains estiment qu’autoriser la circulation entre les files peut augmenter les risques d’accidents, tandis que d’autres soutiennent que cela contribue à réduire la congestion routière et à diminuer le temps passé dans les embouteillages. Ceux étant d’accord avec cette pratique font valoir que les motos étant plus étroites que les voitures, elles peuvent se faufiler entre les véhicules de manière plus efficace, réduisant ainsi la frustration des automobilistes.

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Combien de temps ?

Néanmoins, cette expérimentation est limitée dans le temps, s’étendant de août 2021 jusqu’à août 2024. Pendant cette période, les autorités recueillent des données et des témoignages pour évaluer son efficacité et son impact sur la sécurité routière. Si elle s’avère concluante, il est possible que cette pratique soit étendue à d’autres régions ou qu’elle devienne permanente.

Sanctions pour les contrevenants

Pour les motards qui ne respectent pas les règles établies, les sanctions sont sévères. En dehors des départements participant à l’expérimentation, ceux qui effectuent des dépassements en inter-files risquent une contravention de la quatrième classe, entraînant une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis de conduire

Son efficacité et son impact sur la sécurité routière seront étroitement surveillés au cours de l’expérimentation en cours jusqu’en août 2024. En attendant, il est essentiel pour les motards de respecter les règles en vigueur dans les départements participants et de circuler en toute sécurité, tout en évitant les contraventions hors de ces zones d’expérimentation !